Regard de coach – Abigail Heathcote

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BIRDS Conseil vous présente tous les mois un regard de Coach. Notre objectif est de vous faire découvrir nos Coachs et leur expertise.

Ce mois-ci, interview d’Abigail Heathcote, Directeur Conseil, Coach.

Regard de coach – Abigail Heathcote

 

Parlez-nous de vous et de vos méthodes de coaching.

 

Je suis née et j’ai grandi dans le Kent, « le Jardin de l’Angleterre », d’après le Roi Henry VIII, puis j’ai étudié en Andalousie et, ce qui me semblait encore plus lointain, à l’honorable Université de Durham dans le nord de l’Angleterre. J’ai également fait un bref passage à Londres dans l’industrie de la musique de film. Enfin je me suis installée à Paris il y a 14 ans où j’ai obtenu un Master 2 en Philosophie.

 

Le coaching réunit mon vif intérêt pour la théorie (ayant étudié la musicologie, l’esthétique et la philosophie), la créativité (j’ai toujours été sensible à l’art et au processus créatif) et pour l’apprentissage. J’ai développé ce dernier intérêt au fil de nombreuses années en tant que coach de communication en anglais au sein de sociétés, universités et Grandes écoles françaises. J’ai toujours pensé que chacun est capable d’aller au bout de ses objectifs d’apprentissage. Le rôle du formateur est donc de s’adapter constamment à la personnalité, au style d’apprentissage et préférences de chaque individu. Accueillir ce qu’une personne apporte à une séance de formation demande de la créativité et une ouverture à l’autre. À travers cette expérience, j’ai pu constater que les personnes qui se sentent vraiment écoutées et soutenues d’une façon adaptée grandissent en confiance, motivation et ressources.

 

Quels outils et approches préférez-vous ?

 

Quand je travaille avec des équipes et des groupes je préfère l’approche systémique, qui ne prend pas en compte les individus de manière isolée mais la façon dont ils interagissent pour créer des systèmes relationnels.

 

J’ai la chance d’avoir été formée pendant plusieurs années par la coach international et experte en Programmation Neuro-Linguistique (PNL), Sue Knight. Je suis particulièrement inspirée par sa capacité à impliquer des personnes dans un apprentissage en temps réel, et à obtenir des apprentissages collectifs d’une expérience individuelle. L’une de mes autres sources d’inspiration est la façon dont elle forge des communautés multiculturelles et internationales. Communiquer à travers les cultures et pays avec une attitude d’ouverture et de curiosité est quelque chose qui m’intéresse beaucoup, en tant que coach et formateur bilingue travaillant avec des équipes internationales.

 

L’un de mes outils favoris lorsque je travaille en individuel est le Clean Language, une approche qui valorise les métaphores des clients et représentations de leur expérience : ce sont des mines d’informations ! Avec des questions simples et « clean », et en utilisant seulement les propres mots et expressions du client, le facilitateur mobilise le Cerveau Droit, où il trouve de nouvelles solutions et ressources. Le Clean Language en coaching est une méthode particulièrement puissante d’écoute profonde du client.

 

Dans quels sujets êtes-vous spécialisée ?

 

Mon passé dans la formation en entreprise m’a donné l’opportunité de travailler avec une large palette de profils et des niveaux d’ancienneté, ainsi qu’une expérience dans différents secteurs : finance, luxe, énergie, assurance, télécommunications, alimentation et mode, pour ne citer que ceux-là. Je dirais que mon expérience professionnelle m’a aidée à développer ma capacité à me connecter avec de nombreux types de personnes aux parcours différents, et j’estime cette capacité très utile pour le coaching.

 

D’après vous, qu’attendent les personnes d’une séance de coaching ?

 

D’expérience, les personnes qui suivent des coachings apprécient avant tout de profiter d’un espace où elles peuvent s’exprimer librement sans peur du jugement, et où elles sont réellement écoutées. Les personnes disent souvent qu’elles n’ont pas un tel espace dans la vie de tous les jours. Les clients attendent aussi des questions révélatrices ou qui challengent pour faire avancer leur pensée, surtout s’ils ont l’impression de tourner en rond ou de manquer de clarté dans une relation ou situation particulière. Les questions posées par un coach ont pour but d’aider le client à sortir du langage « vague » ou impersonnel et d’aller vers un langage riche et spécifique. C’est au niveau de l’expérience que le changement se fait. J’aime la métaphore de l’océan pour le rôle de coach. Si les vagues représentent le langage impersonnel, le rôle du coach est d’aider le client à explorer les profondeurs sous-marines, la sphère de l’expérience !

 

Qu’avez-vous appris du coaching ?

 

Le plus important des outils de coaching est le coach lui-même. D’une certaine façon, vous apportez votre « être entier » lors d’une session. Connaître ses propres limites, angles morts et « carte du monde » comme nous le disons en PNL est primordial au métier de coach. Avoir une supervision régulière, individuellement ou avec des pairs, est clé à une réflexion sur les impacts de ce qui peut être dit pendant les sessions et vice-versa, en particulier autour des notions clés d’Autonomie et de Protection. Après une séance de coaching, je m’accorde un moment pour prendre conscience de mon ressenti et permettre à des informations nouvelles de faire surface.

 

Le coaching est un processus créatif, aussi bien pour le coach, que pour le client, et peut être amusant ! Il ne s’agit pas de s’accrocher rigidement aux techniques et approches préconçues mais plutôt de découvrir ce qui fonctionne, ce qui résonne. Le coaching m’aide à être présente pour l’autre et moi-même en temps réel : ceci est un type d’interaction très spécial et enrichissant.

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