CARRIÈRES AU FÉMININ N°3 – Parlez digital : petit abécédaire pour être “In”

Ras-le-bol de ne rien y comprendre ? Rassurez-vous, il n’est pas nécessaire d’être une « digital native » pour maîtriser cette langue 3.0. Avec ce mode d’emploi, devenez incollable !

Le digital n’est pas uniquement une question de technologie. C’est également un langage, la nouvelle langue de l’économie numérique, de la compétitivité et du marché mondial. Ces nouveaux mots ont aujourd’hui envahi vos mails, vos présentations ou tout simplement vos discussions de bureaux. Pourtant vous ne les comprenez pas toujours.

CARRIÈRES AU FÉMININ (2) – Parlez Digital, Petit Abécédaire pour être “In”

La culture digitale est comme toutes les autres cultures : elle a ses propres codes et surtout son propre langage. Ce dernier est parfois très jargonnant pour les néophytes. Il est composé principalement de mots techniques et d’anglicismes qu’il est indispensable aujourd’hui de comprendre pour pouvoir communiquer sereinement avec votre manager, votre équipe, vos collègues mais également avec vos clients ou partenaires. Et si vous deveniez enfin une « digital speaking » ?

La sur-représentation des anglicismes dans ce nouveau langage s’explique tout simplement par son origine. Le digital s’est énormément développé aux Etats-Unis au sein de la communauté des développeurs et « startupers ». Par exemple, nous ne disons plus financement participatif mais crowdfounding, ou “je like ” pour dire qu’on apprécie une publication sur les réseaux sociaux comme Facebook ou encore “je tweet/ je post” pour partager une information (Twitter/ LinkedIn).

Alors commençons par comprendre le langage de cette génération 3.0 pour ne plus se sentir dépasser par ce jargon et commencer à se positionner dans l’entreprise de demain.

Parlez digital : prenez un temps d’avance et soyez sur la même longueur d’ondes que vos collaborateurs !

Comprendre le vocabulaire des autres et de ce monde en transition, c’est aussi être agile et s’adapter à tous les contextes pour prendre le leadership.

  • Big data ? Grosses données ? Une expression que vous avez dû déjà rencontrer lors de vos réunions d’entreprise. De la recherche Google à l’achat en ligne en passant par les réseaux sociaux, la totalité de nos actions digitales génère aujourd’hui énormément de data. Cette explosion de données est à stocker précieusement car elles sont « le pétrole de demain ». Rappelez-vous des trois V du big data : volime, variété et vélocité. Au coeur de ces données, l’homme de la situation sera le data scientist.
  • Open source ? Ce qui signifie que la communauté des développeurs vous ont mis à disposition, et librement, le code source d’un logiciel ou d’une plate-forme. A partir de là, tout développeur peut intervenir sur le code, le compléter, l’améliorer ou s’en servir pour développer un tout autre programme.
  • Mobile first ? Responsive ? Ces « its words » sont indispensables si vous voulez être comprise de cette communauté. Cela désigne la compatibilité de votre site à passer d’un écran d’ordinateur à un écran de smartphone. Cette fonction permet d’afficher l’intégralité du contenu de votre site à plus petite échelle tout en offrant un confort de lecture égal à votre 13 pouces. Votre site est-il responsive ? Testez-le !
  • Landing page ? Avez-vous conçu votre landing page avec le web designer de l’entreprise afin de donner envie à vos visiteurs de naviguer sur votre site ? Il s’agit de la page d’entrée de votre site, la page sur laquelle un visiteur arrive après avoir cliqué sur une annonce ou sur un lien.
  • User eXperience Design et UX designer ? Il s’agit d’un processus complet partant du principe qu’il faut concevoir un site web (ou une application mobile) en comprenant les besoins de l’utilisateur en se mettant à sa place pour faire en sorte que l’utilisation soit la plus simple et intuitive.

Parlez digital : adoptez les stratégies commerciales de demain, c’est l’urgence du moment !

  • Êtes-vous ubérisés ? L’ubérisation correspond aujourd’hui à une innovation de rupture ou de stratégie. A l’image d’Uber qui en quelques mois à reconfiguré le marché des taxis et l’usage des transports. Elle permet aux acteurs de révolutionner les usages et de capter une part plus grande de la chaîne de valeur sur l’ensemble d’un secteur via le numérique.

Elle déstabilise et transforme rapidement un secteur d’activité en l’enrichissant et vient se substituer au marché déjà existant. Quelques exemples : Airbnb, Tripadvisors ou encore Booking.com, les plus anciens modèles à avoir ubérisé le marché de l’hôtellerie. Face à eux, un groupe comme Accord a dû revisiter son modèle économique.

Derrière ces nouveaux modèles, l’informatique ubiquitaire ou également informatique ambiante s’organise à partir d’un réseau de machines intelligentes. Ces dernières suivent nos habitudes, anticipent nos besoins et communiquent discrètement entre elles de manière non intrusive voire presque invisible. L’informatique a pénétré notre vie quotidienne et a rendu omniprésent l’accès à l’information et donc bouleversé notre rapport à celui-ci.
Dotée de capacité d’analyse de l’environnement et des utilisateurs, cette intelligence artificielle permet aux entreprises de s’adapter ou de réagir en fonction des événements. Ce bouleversement est résumé dans le terme mobiquité inventé par Xavier Dalloz, expert en conseil stratégique sur l’utilisation des nouvelles technologies, et dans la baseline est ATAWAD. A savoir « AnyTime, AnyWhere, AnyDevice » (n’importe quand, n’importe où, avec n’importe quel appareil).

  • Machine Learning ? Pour aller plus loin dans l’analyse, on fait aujourd’hui appel Machine Learning (« apprentissage statistique ou automatique » en français). L’idée centrale de ce nouvel apprentissage est que les logiciels apprennent par l’expérience. En ingérant de grandes quantités de données, la machine va les analyser pour en extraire l’information structurelle qui lui permettra de reconnaître les situations ultérieures et réagir en conséquence. Cette forme d’apprentissage repose sur l’utilisation de puissants algorithmes d’analyse de données combinant des outils statistiques et d’optimisation qui nécessitent de faire appel à la puissance de traitement dans le Cloud. Depuis quelques jours, le réseau social professionnel LinkedIn fait appel à la start-up Connectifier pour analyser les données de ses 400 millions de profils.

Parlez digital : adressez-vous à vos clients avec les techniques du marketing digital !

Parlez un même langage marketing pour cibler au mieux les besoins clients et les opportunités business.SEO, SEA, SMO, retargeting, … Ces anagrammes ne vous disent rien. Pourtant elles sont aujourd’hui essentielles dans le monde du marketing. C’est grâce à elles que vous ciblerez au mieux vos clients et leurs besoins. Alors voici une petite mise à jour.

  • Le SEO (Search Engine Optimization) correspond au référencement naturel. Il s’agit ici d’une technique d’optimisation pour les moteurs de recherche, tels que Google, Yahoo, …
    Via l’emploi de bons mots-clefs, c’est-à-dire la manière dont on renseigne les images ou on les « métabalise », on améliore la visibilité des contenus sur les moteurs de recherches, sans passer par l’achat de campagnes publicitaires.
  • Le SEA, lui, est ce référencement payant, réalisé à partir d’annonces publicitaires affichées sur tous les moteurs de recherches dont le plus célèbre reste Google. Comment cela fonctionne ? L’annonceur paye une certaine somme quand un internaute clique sur sa publicité.
  • Le SMO : c’est le référencement social. Il s’agit d’une technique visant à la promotion des contenus via les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn,…). L’objectif : générer du trafic à partir d’autres sources que les traditionnels moteurs de recherches. A côté, ce type de référencement permet également de gérer la e-réputation de son entreprise ou de sa marque plus facilement.
  • Le SEM (Search Engine Marketing) : c’est le terme couramment utilisé dans le milieu, en lieu et place de SEA. Pourquoi ? Car le SEM regroupe aujourd’hui sous la même bannière le SEO, le SEA et le SMO.

Parlez digital : utilisez les techniques du retargeting

Rechercher ses clients potentiels est cœur du travail de marketing de demain. Pour cela, on fait appel aujourd’hui à la technique du retargeting.

  • Grâce à petit morceau de code (tag ou pixel) ou à des cookies installés au sein des ordinateurs des internautes qui visiteront votre site, vous arriverez ainsi à personnaliser la liste des produits ou des services afin de coller aux besoins de votre prochain client.
  • Enfin pourquoi ne pas faire appel à l’inbound marketing ? Cette pratique récente est également appelé marketing entrant. Il s’agit d’une forme particulière de marketing qui permet de faire venir le client à soi plutôt que d’aller le chercher comme dans les formes habituelles. Ce modèle se rapproche du permission marketing où il s’agit d’avoir l’accord du client avant de le solliciter.

Avec ce rapide tour d’horizon des mots digitaux devenus incontournables, vous êtes sur la même longueur d’ondes que votre chef ou votre équipe de marketing. A vous maintenant de briller au sein de vos conversations en entreprise.

Pour aller plus loin dans le langage digital, quelques conseils lecture : Petit glossaire du marketing en ligne pour débutants

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N°1 – postes de demain

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N°4 – Le Leadership au féminin, une richesse pour l’entreprise

N°5 – Les femmes et le management intergénérationnel

N°6 : vie privée, vie professionnelle : comment tout concilier ?

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